Une fois encore, cet article est à destination de dirigeants, managers mais aussi de techniciens parfois un peu éloignés du fonctionnement technique du stockage de données dans un data-center.

 

Démarrons avec le composant le plus simple : Le disque dur

A partir du moment où vous avez besoin de stocker une grande quantité de données, il est nécessaire d’utiliser un disque dur.

Evidemment, il y a de multiples sortes de disques durs que l’on peut classifier par taille, vitesse de lecture, vitesse d’écriture et temps de latence. Le temps de latence est le temps nécessaire pour commencer à lire ou écrire une donnée sur le disque.

 

Aujourd’hui, il y a deux grandes catégories de disques durs : Les classiques qui fonctionnent avec un disque magnétique et les disques SSD (Solid State Drive) qui utilisent uniquement de la mémoire flash. La nouvelle génération SSD est beaucoup plus performante sur de multiples points de vue.

Dans le contexte d’un serveur et d’un datacenter, on retrouvera ces deux technologies.

Le principe du RAID

Dès que l’on parle de stockage de données dans un contexte professionnel, le premier sujet qui vient à l’esprit est la fiabilité.

Sans vouloir analyser en profondeur ce concept, dès lors que l’on veut améliorer la fiabilité d’un stockage de données, nous allons mettre en place un système RAID (Redundant Array of Independent/Inexpensive Disks).

Ce système permet d’enregistrer les données en parallèle sur plusieurs disques durs pour améliorer la vitesse d’écriture et en même temps permet d’avoir les données accessibles malgré l’éventuelle défaillance d’un disque dur.

 

Baie de stockage

Dans un data center, les disques durs sont généralement stockés dans une baie de stockage. C’est une sorte d’armoire métallique spécialement conçue pour interconnecter une grande quantité de disques durs.

L’avantage d’une baie de stockage est que les disques durs ne sont pas la seule partie redondée (en double). On trouvera aussi :

  • De multiples alimentations : ce qui est très important dans le cas où une alimentation serait défaillante, une deuxième prendra le relais et évitera généralement des problèmes électriques.
  • Batterie cache : c’est un équipement permettant l’enregistrement en mémoire temporaire des données à écrire sur un disque dur, ce qui améliore grandement les performances d’écriture.
  • Onduleur : il est parfois intégré à la baie de stockage et permet grâce à des batteries de maintenir les équipements allumés pendant une courte période. Tout comme les hôpitaux, les Datacenters sont généralement aussi équipés de générateur de secours.

Ce qu’il est important de savoir c’est que même si une baie de stockage peut représenter un lourd investissement, c’est le seul moyen fiable de stocker des données sans dépendre de la panne potentielle d’un composant.

 

 

SAN (Storage Area Network)

La première manière d’utiliser une baie de stockage est appelée SAN (Storage Area Network). Le SAN consiste à découper virtuellement les espaces disque en blocs de données et les attribuer à des ordinateurs (généralement des serveurs). Ces blocs de données sont alors reconnus comme de simples disques durs et le serveur peut alors être configuré comme s’il s’agissait d’un disque dur classique.

Ce qui est également intéressant c’est que la connexion entre le serveur et la baie de stockage est généralement dupliquée au moyen de deux fibres optiques.

 

 

NAS (Network Area Storage)

Le NAS est une deuxième manière d’utiliser une baie de stockage. Le principe est d’utiliser de façon un peu plus poussé le contrôleur de disque intégré à la baie de stockage.

Avec le mode NAS, ce n’est pas seulement un seul ordinateur pourra accéder à un bloc de données mais tout un réseau qui sera capable de partager un système de fichiers.

Même si le principe reste similaire, cela fait une grande différence surtout lorsque l’on parle du stockage de base de données.

 

 

Ok… donc on fait quoi ?

Aujourd’hui, gérer une infrastructure serveur est devenu une spécialité avec une multitude de solutions et de nombreux coûts inhérents. Sauf si vous êtes une entreprise qui nécessite plusieurs centaines de serveurs, vous ne devriez pas envisager d’avoir votre propre Datacenter.

 

En d’autres termes, avoir son propre datacenter apporte une gestion quotidienne, de multiples problèmes techniques et vous serez difficilement aussi compétitif que ceux dont c’est l’activité principale.

 

Des questions ?

Cet article représente plus une introduction à comment les choses fonctionnent dans « l’arrière-boutique » de votre datacenter.

En fonction de vos besoins, vous devrez utiliser un service de stockage de données en ligne et/ou un fournisseur d’hébergement … sujet que nous couvrirons très prochainement.

Comme toujours, n’hésitez pas si vous avez des questions ou remarques, je répondrai avec plaisir…