Aujourd’hui, il est devenu de plus en plus facile de sous-traiter certaines activités. Que ce soit pour développer un logiciel, la communication ou le design… D’un autre coté, il est aussi très difficile de trouver des personnes de confiance avec qui travailler, d’autant plus avec un marché de prestataire international. Il n’est pas évident de s’y retrouver lorsqu’on a la possibilité de travailler avec des prestataires issus du monde entier. Regardons plus précisément quels paramètres il faut prendre en compte pour le bien de votre projet.

 

Un marché de prestataire international

Aujourd’hui il existe un grand nombre de plate-formes permettant de trouver presque toutes les compétences dont on peut avoir besoin. Et derrière ces plate-formes, vous avez de réelles personnes. Des personnes avec des besoins différents, des cultures différentes, un parcours et des compétences différentes.

Le premier sentiment qui vient à l’esprit lorsqu’on sollicite pour la première fois une personne étrangère au lieu d’une personne de notre propre pays est un sentiment de culpabilité. Mais après une petite analyse objective, il est facile de constater que les plus grandes entreprises de ce monde utilisent plus les ressources  offshore que ce qu’on peut imaginer. Et, toujours objectivement parlant, lorsqu’on paye quelqu’un en Inde, le tiers du prix qu’il coûterait en Europe ou aux États-Unis, cela lui permet de son coté de nourrir une famille complète. Les choses sont ce qu’elles sont, nous sommes sur un marché international et si vous n’utilisez pas les compétences là où elles sont, quelqu’un le fera à votre place.

 

 

Quel est le rapport qualité prix ?

Comme beaucoup de chose dans ce monde, on en a généralement pour son argent. Si vous travaillez avec une entreprise de développement de logiciel, externaliser à l’étranger va vous coûter bien moins cher, mais vous risquez de payer la différence d’une autre manière. Comme je vous disais, derrière un projet vous avez des gens, avec leur culture, leurs contraintes et leurs besoins personnels. En fonction de leur situation, leurs priorités pourront être de vous fournir le meilleur service possible ou, à contrario, le strict minimum pour être payé le plus rapidement possible. Le produit résultant est généralement révélateur de l’état d’esprit de ceux qui l’ont réalisé.

D’une manière générale, peu importe d’où viennent les gens, ils sont très aimables et disponibles, mais il est néanmoins fréquent de tomber sur des gens n’étant pas suffisamment compétents et qui se sont sur-vendus.

Avant de devenir vous-même efficace pour gérer une équipe offshore, il faut être prêt à :

  • Écrire un cahier des charges ultra-détaillé.
  • Vérifier et revérifier le travail réalisé et demander de multiples petites corrections qui sont évidentes pour vous (Ils ne réfléchissent généralement pas à l’utilisateur final).
  • Consacrer du temps à discuter, éclaircir des détails avec des personnes ne parlant parfois pas très bien anglais.
  • Passer du temps à gérer les déploiements, gérer les multiples versions que vous pouvez recevoir.
  • Et au final, il faut être prêt à passer du temps sur le long terme à maintenir votre logiciel qui ne sera pas toujours développé suivant les règles de l’art.

 

 

Comment savoir si ça vaut le coup ?

Après avoir eu plusieurs expériences avec différentes équipes à travers le monde, tout va dépendre de la mission que vous voulez faire réaliser. Si vous travaillez sur le prototypage d’une application avec des fonctionnalités simples vous permettant de tester un marché, l’outsourcing est tout à fait adapté et peut être une bonne solution pour vous tant que vous gardez à l’esprit que vous réalisez un prototype.

Maintenant, si votre projet est complexe ou intègre des composants de sécurité ou qui doit avoir une grande expérience utilisateur, dans ce cas là vous devriez reconsidérer le recours à des personnes ayant une culture plus proche de la votre. L’Europe de l’Est fournit typiquement de bonnes ressources pour environ la moitié de ce qu’on peut trouver en Europe de l’ouest ou aux États-Unis. Une fois de plus, vous serez néanmoins confronté à la barrière de la langue, et donc, à de possibles incompréhensions.

 

 

Comment bien le faire ?

Si vous voulez tirer profit de l’outsourcing, vous devriez passer plus de temps à évaluer les candidats et construire une relation sur du long terme avec les personnes compétentes que vous trouverez. Il faut être prêt à investir de votre temps tester un maximum de personne possible et essayez plutôt de chasser les bonnes personnes plutôt que d’être démarché par des commerciaux aux profils linkedIn préfabriqués.

Sous-traiter, que ce soit dans le même pays ou non, nécessite de considérer les personnes comme partie intégrante de votre équipe et donc de comprendre leurs motivations personnelles. Comme pour n’importe quel recrutement, il faut partir sur de bonnes bases, bien cadrer ce que vous attendez de la personne et surtout de quelle manière vous voulez qu’elles les réalisent. Il faut aussi que vos nouvelles recrues comprennent l’ensemble du projet ainsi que la qualité du travail attendu.

 

Gardez un maximum de contrôle

Par dessus tout, s’il y a un point important lorsque vous sous-traitez un travail, c’est de ne jamais être dépendant techniquement de votre sous-traitant. Définissez bien les règles dès le début de la relation, fournissez une solution de dépôt de source de type http://bitbucket.org afin de conserver un historique de l’ensemble des modifications réalisées. Demandez, en plus du livrable, une documentation permettant à n’importe quel autre personne compétente de reprendre le travail effectué et faites évaluer par quelqu’un de compétent et d’objectif le travail réalisé avant d’effectuer le règlement.

 

Est-ce bien sécurisé ?

… Qui sait ?

Je ne suis pas un spécialiste du droit international, mais je pense qu’on peut dire que si votre entreprise ne pèse pas plusieurs centaines de milliers d’euros, vous ne serez pas en mesure de réclamer quoique ce soit juridiquement parlant.  Ne sous-traitez donc que des projets sans propriété intellectuelle et pour lequel le risque que votre sous-traitant devienne un concurrent est faible. Généralement le risque est faible, mais on ne sait jamais. C’est d’ailleurs le même problème, même pour la sous-traitance dans un même pays, mais heureusement avec des lois pour nous supporter.

 

Alors, Bien ou pas bien ?

Je crois sincèrement que personne n’est en mesure de juger si c’est bien ou pas ; hormis peut-être politiquement parlant. Mais techniquement parlant, on en a pour son argent, et, en combinant de bonnes compétences managériales il est possible de tirer partie de la sous-traitance à l’étranger.

Dans tous les cas, le triangle coût, qualité, délai est plus que jamais de mise pour décrire et percevoir la valeur que peut apporter l’outsourcing.

 

 

Et vous ?

Avez-vous déjà essayé l’outsourcing ?

Quel est votre retour sur expérience ?

N’hésitez pas à commenter ou poser vos questions…