Il y a deux semaines, j’ai participé à un atelier GEPA sur la vision d’entreprise.

La vision est la direction clairement définie ; vers laquelle le fondateur désire orienter son entreprise.

Pour exemple, Steve Jobs, fondateur d’Apple Inc., avait pour vision de mettre un ordinateur dans les mains de chacun. Il l’a accompli, en engageant les meilleurs de son domaine et en les gardant bien en phase avec sa stratégie d’entreprise.

Apple Inc. et bien d’autres entreprises, qui ont été propulsées par la vision du fondateur ont réussi à devenir un empire.

Cela dit, un changement du paradigme de l’entreprise pourrait bien être en cours. Selon l’expert en management Frederic LaLoux, guider une entreprise basé uniquement sur la vision du fondateur, crée une hiérarchie – avec le fondateur comme souverain et les employés comme serviteurs – qui n’est pas nécessaire au succès de l’entreprise.

Dans son livre « Reinventing Organizations » Laloux parle de centaines d’entreprises qui ont trouvé le succès en opérant comme un écosystème. En effet, une vision de l’entreprise n’est alors pas imposée et les idées des employés alimentent la stratégie. Constatant l’ampleur grandissante des méthodes moins rigoureuses telles que Lean ou Agile ; il est bon de se demander quels sont les avantages et les inconvénients de ces pratiques appliquées au monde du business.

Quelles sont les appréhensions d’un business sans stratégie

Coté risques

  • Apprendre reste une des plus grande motivation, mais malheureusement on apprend en faisant des erreurs. Tout le monde n’est pas nécessairement pertinent dans tous les domaines, et cela peut engendre de mauvaises décisions.

Identité de la marque

  • L’image de marque peut devenir confuse et diminuer sa
  • La crédibilité avec les fournisseurs, les clients, les banques peut-être entachée.

Coté management

  • La direction pourrait se sentir inutile.
  • Certains employés pourraient refuser de définir l’avenir de l’entreprise car imposerait trop de responsabilités.
  • Vouloir tout faire est le meilleur moyen de ne rien accomplir.
  • Cela peut engendrer des conflits d’autorité.
  • Le porteur du projet pourrait être déçu en cas d’échec.
  • Difficile de garder le contrôle sur l’ensemble des initiatives.

 

La gestion du financement

  • Les budgets ne seraient plus maitrisés.
  • Les actionnaires pourraient ne plus faire confiance à l’équipe de direction.

 

Pourquoi écrire la stratégie à travers l’action

 

D’un point de vue stratégique

  • Une vision trop stricte peut évincer des opportunités à l’entreprise.
  • Une vision adaptable permet à l’entreprise de répondre aux différentes opportunités.
  • Le nombre d’idées grandissant contribue aux décisions de l’entreprise grâce à la participation de tous les employés et non pas seulement du management.
  • Etre à l’écoute des signaux faibles du marché ou des projets concurrents permet une meilleure réaction.

Coté management

  • La répartition des responsabilités allège l’équipe de management, et ainsi réduit la pression et le stress du PDG.
  • Les employés sont libres de définir leurs méthodologies de travail.
  • Transforme les taches imposées en objectifs délibérément choisis.
  • On note une meilleure réactivité, surtout dans les relations clients.

 

La créativité

  • Libère le potentiel des employés.
  • Développe l’intelligence collective.

Que faire?

 

Une entreprise bien établie pourrait trouver difficile de changer sa façon de travailler.

La situation pourrait être tout aussi délicate pour une entreprise débutante, qui pourrait se demander si elle a assez de temps et d’argent pour tester plusieurs hypothèses.

Au lieu de procéder à un changement radical, pourquoi ne pas évoluer graduellement, en commençant par exemple par un blog interne ?

Cela permettrait à l’équipe de management d’obtenir les impressions et les propositions des employés.

Que pensez-vous de cette nouvelle vision ?

Parler de vision ne serait-il pas simplement une façon de promouvoir une marque ou une entreprise ?

Et si la notion de vision n’était qu’un mythe ? De jolis contes d’entrepreneurs, diffusés qu’une fois accomplis.